Etrangers en prison
L'article 1 des statuts de la Cimade définit ainsi le but de l'association : « manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et […] assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse. »
Il précise plus loin que la Cimade travaille « au service […] des détenus ».
Les détenus étrangers connaissent des difficultés spécifiques :
- On compte chez eux une plus grande proportion d’indigents.
- L'obstacle de la langue constitue pour beaucoup une épreuve majeure : comment lire le guide du détenu arrivant, se faire comprendre du médecin et du travailleur social, connaître le fonctionnement interne de la prison, avoir accès au travail, au sport, aux activités culturelles ? Comment déchiffrer le fonctionnement de la justice française, le déroulement de l'instruction ?
- Enfin, et généralement le plus important, les détenus étrangers peuvent faire l'objet d'une interdiction du territoire français prononcée par le tribunal et d’une procédure d'expulsion engagée par la préfecture. Cette précarité dans la situation de séjour devient la cause majeure d'angoisse.
En matière de droit au séjour, les services d'insertion et de probation sont particulièrement démunis. Leurs effectifs sont souvent insuffisants, et surtout la complexité et l'évolution constante de la législation, la diversité des pratiques administratives rendent difficiles l'évaluation des situations et la mise en œuvre des recours.
Le concours de spécialistes s'avère donc nécessaire. La Cimade a décidé d'assumer cette mission.
