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un accompagnement psychologique des demandeurs d'asile

La souffrance de certaines personnes étrangères est souvent liée à des situations de traumatismes anciens, de deuils non faits… auxquels viennent s’ajouter des difficultés propres à l’exil : conditions matérielles difficiles, quelquefois solitude et/ ou isolement, problèmes de santé, attente interminable de papiers…
Les demandeurs d’asile, plus que les autres encore, ont du mal à faire des liens entre ce qu’ils ont vécu dans leur pays d’origine, ce qu’ils vivent en France au quotidien et à se projeter dans un avenir incertain. Il s’agit donc toujours de situations particulièrement déstabilisantes et chacun va y répondre avec sa propre histoire.
Ces personnes attendent une aide autre que celle des services psychologiques habituels, qu’elles ne consultent d’ailleurs en général pas ou peu.

La mise en place de cette action s’est faite progressivement, d’abord par l’intégration d’une psychothérapeute bénévole à l’équipe qui reçoit les demandeurs d’asile, ce qui a permis soit de faire émerger directement des demandes soit de faire prendre conscience aux bénévoles qu’une écoute spécifique pouvait apporter une aide efficace. Ceux ci ont alors commencé à orienter certaines personnes en souffrance.
Cette expérience a permis à d’autres intervenants (médecin et psychothérapeute analytique, psychologues cliniciennes …) de s’intéresser à l’action menée et de s’y intégrer. Actuellement une antenne psy fonctionne depuis dix huit mois environ, quatre professionnels y interviennent, chacun selon ses disponibilités.
Parallèlement, un atelier de français a aussi servi de support à un travail d’écoute individuel ou de groupe et un travail de coordination s’est mis en place avec la psychologue qui travaillait déjà au CADA de Béziers.

Comment se déroule cette action?

Les personnes sont en général reçues individuellement pendant 3/4h à 1h, mais des entretiens de couples ou de familles peuvent aussi être effectués.

Elles bénéficient d’un soutien et d’un accompagnement qui peut être plus ou moins long (d’un entretien par personne à plus de 20 entretiens actuellement) selon leur besoin et leur engagement.

Ce qui est proposé :
- Un soutien ponctuel dans un moment difficile, ou à plus long terme (difficultés de la vie quotidienne/soutien parental…)
- Un accompagnement spécifique et confidentiel, sans aucune contrepartie (comme un récit pour l’OFPRA par exemple), qui va permettre de travailler sur comment vivre aujourd’hui en France (en utilisant toutes ses ressources disponibles/ et à trouver, en restaurant une meilleure estime de soi…) et qui va aider la personne à se réapproprier sa vie et à l’assumer dans les meilleures conditions possibles.

Quels sont les résultats de cette action?

Le travail psychologique est toujours difficile à évaluer et le respect des rendez vous pose parfois problème (surtout au niveau des premiers entretiens) mais il faut noter que ce n’est pas le cas des personnes qui se sont engagées dans un processus à plus long terme.

L’évaluation doit aussi tenir compte du cadre global, et peut se faire en lien avec les autres intervenants auprès de la personne (démarches auprès de la préfecture…). Le psychothérapeute peut d’ailleurs aussi orienter la personne
vers d’autres professionnels quand cela est nécessaire.

C’est une action spécifique (soutien psychologique et travail psychique), assez difficile à mettre en place, qui requiert patience et humilité mais qui apporte une aide globale à la personne.

Un atelier de sensibilisation au problème a été proposé à l’ensemble des membres du groupe local de Montpellier, en particulier aux bénévoles qui font l’accueil.

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